• L'âne qui se croyait plus fin que le chien

     

     

    Un âne besogneux 
    asservi aux basses 
    oeuvres 
    rêvait mets somptueux 
    cherchant par quelle 
    manoeuvre 
    il pourrait modifier sa triste condition. 

    Envieux il apprenait avec grande ambition 
    du chien le compagnon de son maître cruel 
    la meilleure façon d'attirer les caresses 
    afin de mieux emplir sa modeste écuelle 
    afin d'être considéré l'égal d'une papesse. 

    Notre assidu compère 
    au bout de maints essais 
    un jour se sentit prêt 
    chargea avec émoi son maître, pauvre ère 
    lui écrasant les côtes de ses deux gros sabots 
    tandis qu'autour de lui s'effondrait la chimère 
    insultes et coups pleuvant, pour finir au cachot. 

    Quelle belle condition fut celle -là enfin 
    de servile bestiau à prince des coquins. 

    Ainsi, 

    Jamais ne faut se prendre pour qui l'on ne sera 
    Cela n'est pas en vain que l'on dit "bête comme âne" 
    D'un nigaud 
    empesé jamais l'on ne fera 
    Un roi, une belle âme.

                                                 

                                                            Lillycorne

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